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L’historique de la production d’uranium au Canada

La prospection et la recherche de minerais de valeur occupent une place importante dans l’histoire du Canada. Le Canada est le principal producteur d’uranium au monde et est le principal exportateur d’uranium, possèdant trois des dix plus grandes mines en production au monde.


Pour donner une idée de la production canadienne, de l’ordre de 21 millions de livres U3O8 en 2008, disons qu’elle représente un potentiel énergétique plus de deux fois supérieur à celui de la production annuelle de pétrole du pays. En 2008, le Canada, principal producteur d’uranium, a assuré plus de 21 % de la production uranifère mondiale grâce à ses mines localisées dans le bassin d’Athabasca, en Saskatchewan, mondialement reconnu pour ses très hautes teneurs uranifères.


L’uranium a d’abord été découvert au Canada au milieu du 19e siècle sur la rive-nord du lac Supérieur. Cependant, c’est Gilbert Labine qui fait la première découverte économique lorsqu’il repère, en 1930, le gisement Port Radium dans les Territoires du Nord-Ouest (Grand lac de l’Ours), d’abord exploité pour sa concentration en radium. On assiste ensuite à des découvertes majeures à la fin des années 40 dans le Nord de la Saskatchewan (Uranium City) et de façon plus significative au début des années 50, dans le Nord de l’Ontario (Elliot Lake).


À partir des années 70, le Canada axe ses efforts d’exploitation d’uranium dans la région du bassin de l’Athabasca, dans le nord de la Saskatchewan, où plusieurs grands gisements d’uranium à teneur élevée ont été découverts. Certains sont mis en chantier au cours des années 80 et au début des années 90. Après la fermeture du dernier gisement d’uranium d’Elliot Lake au milieu de l’année 1996, le bassin d’Athabasca en Saskatchewan devient et demeure la seule source d’uranium au Canada avec 3 mines présentement en production.


La demande en uranium commence lors du lancement, en 1942, du projet Manhattan lancé par les États-Unis et leurs alliées, la Grande-Bretagne et le Canada, pour mettre au point la première arme nucléaire. La plupart des industries de production d’uranium sont mises sur pied au début des années 50, surtout aux États-Unis, au Canada et en Afrique du Sud. La production atteint un sommet en 1959, année où le Canada compte 23 mines d’uranium, dont 19 usines de traitement du minerai. L’uranium occupe alors le quatrième rang parmi les principaux produits d’exportation du Canada, après le papier journal, le blé et le bois d’œuvre.


La production chute au début des années 60, avec la baisse de la demande militaire, et la reprise espérée en raison de la demande d’uranium pour la production d’énergie nucléaire tarde à se concrétiser. Ce n’est qu’au milieu des années 70 que les prix et les activités du marché atteignent un niveau suffisant pour permettre une expansion considérable de l’exploration et du développement. D’ailleurs, en 1977, le prix de l’uranium atteint un haut historique. Dans les années 80, le Canada prend la tête de la production et de l’exportation d’uranium. Environ 80 % de la production annuelle du Canada est exportée, surtout aux États-Unis, au Japon et en Europe de l’Ouest. La surproduction d’uranium provoque par contre une chute des prix, qui atteint, en 2001, un minimum historique de 7 US$/lb.


En 2005, un regain pour l’industrie uranifère se fait sentir. La perception d’une pénurie imminente propulse le prix de l’uranium à 113 $US/lb en 2007 et relance le secteur minier uranifère. Cependant, la moyenne du prix de l’uranium (TradeTech and Ux Consulting (UxC)) au 31 décembre 2008, était de 52,50 $US/lb U3O8, en baisse de 41 % du 31 décembre, 2007, au prix de 89,50 $US.

http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1SEC859354

http://www.world-nuclear.org/info/inf49.html

http://www.cameco.com/annual_report/2008/annual_financial_review/mda/uranium_industry/supply_and_demand/