Programme d'exploration souterraine

 

Qu'est-ce que le programme d’exploration souterraine?

Quelles sont les infrastructures du programme d’exploration souterraine?

Quelles sont les étapes à suivre pour amorcer le programme?

Qu’est-ce qui viendra après le programme d’exploration souterraine?

 


 

Qu'est-ce que le programme d’exploration souterraine?

 

Depuis le début des travaux d’exploration, en 2006, dans le cadre du projet Matoush, Strateco a fait la découverte d’une quantité significative de minerai d’uranium. Ainsi, en mai 2007, Strateco a entrepris des activités de caractérisation du site pour évaluer la viabilité de foncer une rampe jusqu’au niveau -300 mètres avec des galeries horizontales.

 

La plus récente estimation des ressources, réalisée par Roscoe Postle Associates Inc., en date de janvier 2012, a établi que les ressources minérales inférées de la propriété Matoush ont augmenté de 50 %, depuis la dernière estimation des ressources en septembre 2009, pour atteindre 2,04 millions de tonnes à une teneur de 0,43 % U3O8 contenant 19,22 millions de livres U3O8. Les ressources minérales indiquées sont, quant à elles, estimées à 453 000 tonnes à une teneur de 0,78 % U3O8 contenant 7,78 millions de livres U3O8.

 

Ces résultats justifient la nécessité de procéder à l’excavation d’une rampe d’exploration afin de mener une phase d’exploration avancée pour le développement du projet Matoush. Cette excavation a pour but d'explorer et de définir les ressources minérales et, par la suite, de déterminer la faisabilité d'un projet minier à large échelle sur Matoush.

 

Les travaux consisteront essentiellement en la préparation du site, l’installation d’un portail, l’excavation souterraine pour atteindre le niveau - 300 mètres et l’excavation de galeries d’exploration pour la réalisation de forages. L’excavation souterraine se fera dans la roche stérile. Des ouvertures dans la zone minéralisée au niveau -165 auront lieux pour évaluer les conditions de terrain et la méthode de minage. Tout le minerai sera entreposé dans une galerie sous terre. Ces travaux permettront également d’évaluer la quantité et le traitement de l’eau de mine. Ce projet demeure avant tout un programme d’exploration et aucun procédé de traitement ou de raffinage n’aura lieu à ce stade-ci; il ne s’agit pas d’une mine.

 

Quelles sont les infrastructures du programme d’exploration souterraine?

 

Pour sa phase d’exploration avancée, le projet Matoush va nécessiter des infrastructures de surface et des infrastructures souterraines.

 

Le projet d’exploration souterraine comporte, dans son ensemble, cinq principales composantes soit :

  • Le portail et la rampe;
  • Deux haldes à stérile;
  • Une usine de traitement des eaux de mine et ses bassins;
  • Un parc pétrolier; et
  • La centrale énergétique et la ventilation.

Installations de surface 

La propriété est présentement occupée par un camp pouvant accueillir environ 48 personnes. Un chemin d’accès de 11 km relie le camp à la route d’hiver (prolongement nord de la route 167). Le projet de rampe d’exploration souterraine requerra un accroissement de la main d’œuvre sur le site et nécessitera, par conséquent, des infrastructures de surface supplémentaires. Environ 180 employés, soit 90 employés par rotation de travail, participeront à la réalisation des travaux.

 

Ces composantes, sans toutefois compter la rampe qui est entièrement implantée sous terre, ainsi que les infrastructures qui y sont connexes occuperont une superficie d’environ 15 ha.

 

Les infrastructures de surface sont :

  • 2 aires d’accumulation de stérile;
  • 1 usine de traitement des eaux de mine et ses bassins;
  • 1 parc pétrolier;
  • 1 centrale énergétique et la ventilation.

 

Infrastructures de surface FR

 

Les aires d’accumulation de stérile :

Pour réaliser la rampe souterraine, l’équipe de Strateco devra creuser dans de la roche non minéralisée (sans minerai d’uranium), aussi appelée « stérile ». La roche stérile sera remontée à la surface et placée dans une des 2 haldes à stérile entourées d’un fossé. S’il y a présence de roche minéralisée (avec minerai d’uranium), aussi appelée « stérile spéciale », celle-ci sera remontée à la surface et entreposée dans une halde distincte.

 

L’usine de traitement des eaux de mine et ses bassins :  

Les eaux de mine sur le site proviendront principalement des travaux d’excavation de la rampe et de l’exploration minière. Cette eau sera dirigée vers un bassin de sédimentation souterrain avant d’être pompée en surface.

 

Tel que démontré dans le schéma suivant, les eaux utilisées pour les activités d’excavation et d’exploration seront traitées en plusieurs étapes, qui comprennent des procédés distincts et bien précis, jusqu’à ce qu’elles respectent les concentrations de rejets qui sont visées par Strateco. À cet effet, le processus de traitement a été élaboré de manière à ce que l’effluent traité satisfasse les critères de rejet de la Directive 019 sur l’industrie minière du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et du Règlement sur les effluents des mines de métaux (REMM) (DORS/2002-222 et DORS/2006‑239) adopté en vertu de la Loi sur les pêches (L.R., 1985, ch F-14).

 

Traitement des eaux FR

 

Le parc pétrolier :  

Tous les réservoirs du parc pétrolier seront construits sur une membrane faite pour empêcher les hydrocarbures de contaminer le sol en cas de déversement accidentel. Le parc pétrolier sera inspecté chaque jour. Toute l’eau qui aura circulé dans le parc sera collectée et vérifiée avant son rejet dans l’environnement.

 

La centrale énergétique et la ventilation : 

La centrale énergétique alimentera le système de ventilation et le système de pompage. Le système de ventilation permettra d’évacuer l’air vicié vers la surface pendant les activités d’excavation et de forage. Ce système sera muni d’un système d’alarme en cas de défaillance de la ventilation. Aucune activité d’exploration minière au niveau du minerai ne pourra être entamée tant que le système de ventilation ne sera pas complété.

 

Installations souterraines 

Pour sa phase d’exploration avancée, le projet Matoush nécessitera également des infrastructures souterraines. Le schéma suivant démontre une coupe en trois dimensions du portail et de la rampe d’accès qui sera construite sous terre. Ces installations permettront d’atteindre le niveau –300 mètres sous terre afin d’excaver des galeries qui permettront de faire de l’exploration, entre autres des forages de définition.

 

Installations souterraines

 

Quelles sont les étapes à suivre pour amorcer le programme?

 

Strateco a reçu, au mois d’avril 2008, l’autorisation de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) d’amorcer le processus d'obtention des approbations nécessaires permettant de procéder à un programme d'exploration souterraine sur son projet uranifère Matoush.

 

Le 15 juillet 2008, Strateco a présenté pour commentaires sa « Description préliminaire du projet » à la CCSN, à l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE) et au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP).

 

Strateco a également procédé au dépôt, le 5 novembre 2008, du premier document d’application pour l’acquisition de la licence nécessaire pour entreprendre le programme d’exploration souterraine. La CCSN a fait parvenir ses commentaires à Strateco, le 16 février 2009. La version finale et officielle du document d’application pour la licence a été déposée le 6 novembre 2009 à la CCSN. Celle-ci comprenait une douzaine de programmes et une quantité importante de sous-programmes tous reliés à la santé et sécurité au travail et à l’environnement.

 

D’autre part, la Société a reçu les directives du Comité d’évaluation (« COMEV ») le 19 mars 2009 pour l’étude d’impact environnemental. En effet, Strateco devait réaliser une évaluation environnementale conformément à la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale et de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ) afin de cerner les effets environnementaux potentiels de son projet. L’étude d’impact environnementale sur le programme d’exploration souterraine du projet Matoush a été complétée et envoyée aux instances concernées le 6 novembre 2009.

 

À la suite du dépôt de son étude d’impact environnemental, Strateco a reçu des questions et commentaires visant à approfondir ou compléter certains aspects de l’étude d’impact environnemental en vue de l’obtention de la licence pour la phase d’exploration souterraine.

 

Une première série de questions et commentaires a été envoyée en janvier 2010, par la CCSN. Toutes les questions ont été répondues par Strateco et ses consultants et ont été renvoyées à la CCSN, en juin 2010, pour commentaires.

 

Strateco a également reçu, le 30 avril 2010, la demande d’information additionnelle du Comité fédéral d’examen Sud (« COFEX-S ») sur l’étude d’impact environnemental du projet Matoush. Les réponses aux questions formulées par le COFEX et certains ministères fédéraux ont été déposées à l’ACEE le 9 août 2010. Les documents déposés incluaient aussi des réponses aux questions formulées par le public lors des séances d’information et par des représentants de la Direction de l’environnement de Mistissini ainsi que des réponses aux demandes supplémentaires de l’ACEE à la suite de jugements de la Cour suprême du Canada déclarant que le processus d’évaluation et d’examen des impacts environnementaux est sous juridiction fédérale, même pour les projets situés dans la province de Québec.

 

De plus, Strateco a reçu officiellement, le 18 juin 2010, les questions et commentaires du Comité provincial d’examen (« COMEX »)  sur l’étude d’impact environnemental. Une rencontre avait toutefois eu lieu auparavant, soit le 9 juin, avec des analystes du MDDEP afin de discuter de ces questions. Les questions et commentaires du provincial (COMEX) recoupaient de près ou de loin les questions du fédéral (COFEX-S). Strateco a déposé le 24 septembre 2010, les réponses aux questions et commentaires du COMEX sur l’étude d’impact auprès du ministère du MDDEP.

 

Par conséquent, toutes les réponses aux questions additionnelles portant sur l’étude d’impact environnemental du projet Matoush ont été acheminées aux différentes instances concernées au cours de l’année 2010.

 

Par ailleurs, Strateco a présenté les conclusions de son étude d’impact environnemental lors des séances d’information publique qui ont eu lieu à Mistissini, le 25 mai 2010, et à Chibougamau, le 26 mai 2010. En novembre 2010, les audiences publiques de Mistissini et Chibougamau ont été l’occasion pour les commissaires du COFEX-S et du COMEX d’évaluer les divers points de vue du public sur le projet Matoush.

 

Le COFEX-S et la CCSN ont transmis leurs conclusions pour le programme d’exploration souterraine du projet Matoush au ministre fédéral de l’Environnement au mois d’août 2011. En février 2012, Strateco a reçu l’approbation du ministre et de l’administrateur fédéral de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois pour le programme d’exploration souterraine du projet Matoush, ce qui représente une première au Canada pour une société d’exploration uranifère junior. Ces approbations représentaient une étape essentielle dans le processus d’obtention de la licence du programme d’exploration souterraine du projet Matoush.

 

La CCSN a ensuite tenu des audiences publiques, à Mistissini et Chibougamau du 5 au 7 juin 2012, pour étudier la demande de Strateco visant à obtenir un permis de préparation de l’emplacement et de construction pour le programme d’exploration souterraine du projet Matoush.

 

Le 16 octobre 2012, la CCSN a accordé la licence à Strateco pour le programme d’exploration souterraine du projet Matoush.  Il s’agit d’une première pour une société minière junior au Canada. 

 

Tant et aussi longtemps que Strateco n’aura pas obtenu le certificat d’autorisation du MDDELCC, aucun travail ne peut être effectué sur le site du projet Matoush dans le cadre du programme d’exploration souterraine. Strateco a entamé des procédures judiciaires, en janvier 2013, dans le but d’obtenir le certificat d’autorisation du précédent MDDEFP.

 

Le camp Matoush est en veille depuis l’annonce, le 28 mars 2013, d’un moratoire et de la commission d’enquête sur la filière uranifère québécoise. Le 12 juin 2014, Strateco a annoncé la fermeture temporaire du camp Matoush. Cette décision fait partie d’un plan de réduction de coûts qu’a dû implanter Strateco en raison du refus du gouvernement du Québec d’accorder le dernier certificat d’autorisation nécessaire pour entamer la phase d’exploration avancée du projet Matoush.

 

 

Qu’est-ce qui viendra après le programme d’exploration souterraine?

 

En ce qui a trait aux prochaines phases, étant donné que le projet d’exploration souterraine de Matoush est un projet uranifère, une licence de la CCSN doit être obtenue avant de procéder aux travaux. Dans le cas où cette licence serait octroyée, Strateco entamera son programme d’exploration souterraine. Ce programme devrait avoir une durée d’environ 24 à 36 mois.

 

Parallèlement à ces activités, Strateco commencera l’étude de faisabilité d’un projet d’exploitation minière éventuel à Matoush. Évidemment, cette étude ne pourra être complétée tant que les résultats des travaux d’exploration souterraine ne seront connus. L’étude de faisabilité permettra d’évaluer la viabilité économique d’un projet minier à Matoush.

 

Advenant le cas où il soit démontré qu’un projet d’exploitation soit économiquement viable sur la propriété Matoush, un nouveau processus d’études environnementales sera enclenché. Tel que pour la phase d’exploration souterraine, des directives seront émises par les autorités gouvernementales pour la réalisation de l’étude d’impact sur l’environnement. Cette étude sera déposée, révisée par des analystes fédéraux et provinciaux, et soumise au même processus extrêmement strict que pour l’étude d’impact de la phase d’exploration souterraine. En fait, les étapes seront pratiquement les mêmes, mais les demandes et le niveau de détail des études seront plus poussés.

 

Dans une phase potentielle d’exploitation, plus d’une licence de la CCSN est requise. Une licence doit être octroyée pour l’usine de traitement du minerai, une autre pour le parc à résidu, une licence pour la mine elle-même, et enfin, une pour la restauration du site. Il y a donc encore un très long processus à compléter, avec la CCSN, avant de poursuivre en mode exploitation. Il faut également rappeler que toutes les licences émises sont valables pour une durée de deux à maximum cinq ans et réévaluées par la suite.

 

Ensuite, dans le cas où l’étude de faisabilité révèle un projet non viable économiquement, Strateco procèdera à la restauration complète du site. À cet effet, il est important de mentionner que le programme de restauration doit être accepté par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, le ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs et la CCSN, avant de procéder aux travaux mêmes de construction. De plus, la CCSN exige que 100 % des coûts de restauration aient préalablement été mis de côté avant le début des travaux. 

 

Avant la restauration

Avant la restauration

 

Après la restauration

Après la restauration